Souhait

Le 8 mars est la journée de la Femme, aujourd'hui aussi. 

Mercredi 8 septembre 2010 3 08 /09 /2010 18:21

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Nicolas Poussin : « L’enlèvement des Sabines »

 

Le 7 août 2010 à 6 heures du matin une jeune fille de 19 ans est violée à plusieurs reprises dans le RER E par un individu qui s’enfuit sans omettre auparavant de dérober le portable de sa victime. La police judiciaire du Val-de-Marne arrête le violeur quelques jours plus tard, il est connu des services de police pour des faits similaires, il reconnait le viol avant d'être déféré au parquet de Créteil. Il ressortira libre. Le ministère public a fait appel de la décision (j’ignore la suite de l’affaire).

Le 5 septembre 2010, dans le nord, un individu condamné à 10 ans de prison pour viol en 2006, en liberté conditionnelle depuis 2009 (après avoir effectué la moitié de sa peine), viole et assassine une femme de 29 ans qu’il avait séquestrée. Il reconnait les faits. Il suivait sans faille les obligations médico-judiciaires imposées.

 

Le crime sexuel a-t-il une solution médicale ?

Des criminels sexuels sortent de prison et trop souvent récidivent. Les médias s’indignent parfois du manque de suivi psychiatrique comme s’il existait une solution  médicale : obligation de soins, castration chimique, expertise psychiatrique destinée à évaluer la dangerosité. Lorsqu’il s’agit de  criminels, il ne faut pas trop se faire d’illusions sur ce que la médecine peut apporter.

Selon un rapport adopté en juin 2010 par l’Académie de médecine, il est difficile d’évaluer scientifiquement l’efficacité des thérapeutiques antihormonales (volontariat, absence de placebo) comme est difficile à évaluer la psychothérapie qui les accompagne. Les auteurs se référent néanmoins à une méta-analyse de 2008 ayant intégré 80 études portant sur plus de 22 000 sujets (!), qui conclue que les traitements hormonaux et la psychothérapie abaissent le taux de récidive  que de 25%. Quant à la prévision de la dangerosité, elle laisse à désirer, peut-être pourra-t-on l’améliorer dans l’avenir.

 

On voit que les criminels sexuels, quelle que soit la prise en charge (actuelle), récidivent dans les ¾ des cas (d’après cette méta-analyse)  et s’il n’y a pas de solution médicale, c’est peut-être qu’il n’y a pas de maladie. La pulsion de viol provient d’un instinct primitif et bestial que les règles de la société, l’éducation et l’éthique personnelle ont permis de faire disparaître pour la majorité. Cet instinct primitif risque de réapparaître pour une minorité si l’occasion se présente. La  conduite de la soldatesque en campagne est là pour le montrer. Dans les conflits africains le viol fait partie des armes de guerre, et en 2010 au Congo les viols se comptent par dizaines, les membres du GIA algérien violaient au nom d’Allah et surtout par frustration, à travers l’histoire toutes les conquêtes se soldaient par son contingent de viols, rejoignant ainsi le rapt des femmes dans les tribus primitives ou les peuples anciens.

 

Se dégager des règles de la société n’est pas une maladie mais une attitude dangereuse pour les autres, comme est dangereux le voleur qui n’hésite pas à tuer. Les psychiatres me diront peut-être que c’est cette pulsion de viol, le passage à l’acte, et la perversité qui l’accompagne souvent qui est pathologique. Mais la brutalité et la perversité sortent du cadre de la médecine. La pulsion de viol plus ou moins atrophiée est dans chaque homme et le passage à l’acte dépend de l’attitude asociale d’un individu et pour certains des circonstances. Il est à noter que les soldats qui ont commis des viols ont été parfois sanctionnés (dans les armées qui ne les encouragent pas) mais jamais pris en charge médicalement, du moins à ma connaissance.

Par Obraska - Publié dans : Chroniques médicales - Communauté : Les blouses blanches
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /2010 16:48

Le-jour-de-la-manifestation-du-19.03.09.jpgAujourd’hui, à Paris, la manifestation organisée par les syndicats pour protester contre la réforme des retraites (dont on ne sait pas exactement la teneur) se déroule de la Place de la République à la Place de le Nation en passant, bien sûr, par la Place de la Bastille. République, Bastille, Nation, trois mots symboliques.

Ce parcours est presque toujours emprunté par les manifestations populaires et ceci depuis des  décennies. Oserais-je dire que ce choix est archaïque pour ne pas dire ringard ? Le peuple défile à l’est et les super riches se marrent à l’ouest.

Il me semblerait logique (et quasi révolutionnaire) d’inverser le sens du défilé populaire. Je propose donc aux syndicats pusillanimes :

de réunir les manifestants sur la Place de la Concorde en face de l’Assemblée Nationale où siègent (quand ils en ont le temps) les députés qu’ils ont élus,

de passer devant le Palais de l’Elysée d’où viennent les décisions,

de remonter les Champs Elysées, beaux hôtels et articles de luxe dont ils pourront rêver,

de passer par l’Arc de Triomphe et près de la tombe du Soldat Inconnu qui selon toute probabilité est l’un des leurs,

de descendre l’avenue de la Grande Armée, belle avenue, mais qui manque un peu d’animation,

de traverser Neuilly dont les habitants pourront ainsi voir de près le populo dont on leur parle tant,

pour aboutir au quartier sensible de la Défense, un des symboles du capitalisme en action.

Il me semble plus logique et efficace de protester dans les lieux d’où vient l’objet de la protestation plutôt qu’entre soi, en se bornant à compter le nombre aléatoire des manifestants.

Vous pensez qu’un tel parcours serait interdit ? Sans doute, mais a-t-on essayé de le proposer ? Le refus lui-même serait symbolique.

Par Obraska - Publié dans : Bâtons rompus - Communauté : Ricanons
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Mardi 7 septembre 2010 2 07 /09 /2010 11:10

Richter-Gerhard.jpg

Gerhard Richter : « Image abstraite, lac » 1997

 

 

 LAC

 

Le regard

Glacé par les reflets de lumière

Froide

Sombre dans la profondeur du vert

Emeraude

Et les écailles d’eau jettent des poussières

D’étoiles

Dans la nuit aquatique où règne le mystère

 

 

Paul Obraska

Par Obraska - Publié dans : Coups d'oeil - Communauté : poésie en vrille et en vrac
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Lundi 6 septembre 2010 1 06 /09 /2010 17:13

Magritte-pipe.jpgRoselyne Bachelot avait fixé comme premier objectif aux agences régionales de santé (ARS qui chapeautent l’organisation des soins depuis avril 2010) d'améliorer la permanence des soins. D’après un document révélé par le Parisien, il serait prévu de faire passer le nombre d’établissements assurant des urgences chirurgicales de nuit,  actuellement entre  6 et 11 à 1 seul par département ! De 18 h 30 et 8 heures le matin, ainsi que le week-end et les jours fériés : « un seul bloc devrait être ouvert pendant vingt-quatre heures dans chaque département » appelé « tête de pont » et en bons propagandistes les auteurs du document affirment que « Cette rationalisation doit aboutir à assurer un égal accès aux soins sur tout le territoire (…) et rendre le dispositif plus efficient ». C'est-à-dire une égalité devant la pénurie et une inégalité pour ce qui concerne la distance à parcourir et le temps nécessaire pour que l’on vous porte secours. Il est certain que le dispositif sera efficient sur le plan économique pour les hôpitaux (et peut-être pour les pompes funèbres).

En outre il est possible que les auteurs de ce document n’aient jamais mis les pieds dans un hôpital, car si l’activité des blocs opératoires est très faible de minuit à 8 heures du matin, les patients se bousculent souvent à l’hôpital de 18 heures à minuit après avoir attendu la journée avant de se décider à se faire hospitaliser dans la crainte de la nuit.

Mais selon le président de l'ARS d'Ile-de-France, le socialiste Claude Evin, il ne s'agit que d'un "document de travail qui vise juste à lancer la réflexion". Je ne sais pas si « réflexion » est le terme adéquat. Espérons qu’il s’agit du lancer d’un ballon d’essai.

Par Obraska - Publié dans : Casse-pipes - Communauté : Ricanons
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Dimanche 5 septembre 2010 7 05 /09 /2010 11:08

18. Si l’on a une douleur d’angine de poitrine que doit-on faire ?

 

corronairesLe coronarien connu, traité et suivi sait ce qu’il doit faire : arrêter l’effort (la marche le plus souvent), à l’origine de la douleur, se mettre assis si l’on était couché, utiliser par voie sublinguale une trinitrine ou dérivé, efficace rapidement (mais qui peut faire chuter la tension artérielle). Si l’un ou plusieurs des caractères  des crises s’aggravent : effort moindre ou absence d’effort, fréquence plus élevée, durée plus longue malgré la trinitrine, intensité plus forte, la maladie change de visage, elle passe d’un état stable, chronique à une forme aiguë faisant craindre l’occlusion prochaine d’une coronaire principale qui peut se solder par un infarctus du myocarde. L’hospitalisation rapide est nécessaire et dans un service de cardiologie.

Par contre la signification de la première douleur chez une personne sans antécédent coronarien est plus incertaine. Lorsqu’elle survient à l’effort, il peut s’agir de la première manifestation de la maladie, d’une évolution lente de l’athérosclérose coronaire jusqu’au point de déséquilibre entre apports et besoins en oxygène. Mais ce déséquilibre peut aussi correspondre à la rupture brusque d’une plaque d’athérome dont on connaît le danger potentiel, une consultation cardiologique rapide est nécessaire. Si la première douleur est spontanée et prolongée, en l’absence de tout effort, il peut s’agir de la constitution d’un infarctus du myocarde, ce n’est pas certain, mais il faut faire appel aux urgentistes, car si c’est le cas chaque minute compte.

 

MINI LEXIQUE

- Coronaires : artères disposées en couronne autour du cœur lui amenant le sang riche en oxygène à partir de l’aorte. Leur atteinte est à l’origine de l’angor, de l’infarctus du myocarde et de leurs conséquences.

- Athérome ou athérosclérose : plaques fibro-graisseuses, parfois calcifiées, infiltrant la paroi artérielle au contact du courant sanguin.

- Angine de poitrine ou angor ou douleur angineuse : serrement douloureux et souvent angoissant du thorax et parfois d’un ou des deux bras et/ou de la mâchoire. Cette douleur est le plus souvent liée à une atteinte  des coronaires, mais pas toujours.

- Infarctus du myocarde : destruction par privation prolongée d’oxygène liée à un défaut d’irrigation sanguine d’une partie du muscle cardiaque (myocarde) remplacée ultérieurement par un tissu cicatriciel dépourvu de la propriété de se contracter.

- Embolie : caillot sanguin (thrombose) emporté par le courant sanguin et venant occlure un vaisseau à distance de son point de formation.

 

Par Obraska - Publié dans : Questions médicales - Communauté : Science
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