BAL MELANCOLIQUE
Fanfare joyeuse d’un bal mélancolique
Les vieux assis dans leur chaise roulante
Regardent des rescapés arthritiques
Esquisser prudemment une danse lente
Regard triste sur les visages de parchemin
Les amuseurs en costume jouent la gaîté
Brillent les éclats de métal des musiciens
Dans la verdure fraîche des arbres printaniers
Bal nostalgique de l’impossible retour
Si le printemps increvable renaît toujours
Les regrets éclosent dans ce bal indécent
Les jeunes en sursis étalent leur santé
Les notes pétaradent des instruments à vent
Et meurent sur la tristesse des gens âgés
Paul Obraska